Koffi Olomidé ou l’ékofoutaise

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Depuis un moment, la polémique autour du concert de Koffi Olomidé ne fait que battre son plein. Elle est alimentée par des spéculations autour de deux versions des faits.

En effet, Koffi Olomidé, le maître du Selfie qui nous avait tous mis en mode « Ekotité Challenge », était prévu pour un concert à Abidjan au palais de la culture ce 26 décembre 2015 pour la deuxième édition de Abidjan by Night Festival. La où on attendait un duel de titan avec Meiway, il y a plutôt eu un Koffi qui a gaché la fête en s’arrêtant après 30 minutes de Show.

Les raisons de l’ « eko-stoppage » de Mopao sont qu’ils n’y avait aucune clause dans le contrat avec les promoteurs disant qu’ils y aurait présence de caméra pour capturer et utiliser l’image de l’ « eko-star » Koffi Olomidé. La présence de ces appareils auraient déplu DJ Quadra qui aurait décidé de malgré tout monter sur scène et de laisser le public sur la fin.

Du côté des promoteurs, rien ne leur interdisait d’utiliser les images du concert. Ce n’est qu’après le concert que Koffi aurait demandé la somme de 12 millions F CFA pour les droits à l’image et que ce ne serait pas le premier « eko-caprice » de la star.

Dans affaire où on saisi le tribunal, faut bien savoir plus sur le droit de l’images dans l’industrie de la musique. En grosso-modo, c’est ça :

L’utilisation de toutes formes d’images (par exemple photos, films, DVD, Internet, lettres d’information électroniques, GSM, MMS, etc.) évolue très rapidement.

Avant de prendre une photo d’une personne, vous devez lui demander son consentement. Si vous souhaitez par la suite publier ces photos sur Internet ou dans un journal ou une revue, vous devez là encore demander le consentement de la personne concernée.

Avant d’utiliser les images, il faut bien entendu également toujours s’assurer que certaines d’entre elles ne sont pas protégées par le droit d’auteur (ce qu’on appelle le « copyright »).

Si nous examinons de plus près la réglementation, il apparaît qu’en tant que personne photographiée ou filmée; vous disposez de plusieurs possibilités pour préserver vos droits : vous pouvez ainsi invoquer le droit à l’image ou encore la loi vie privée. (source : www.privacycommission.be)

 Koffi Olomidé était donc dans son droit, mais est-ce qu’il aurait dû quitter la scène ? Il aurait même dit à un cadreur:  » Et toi arrête de me filmer, tu penses que je suis comme votre artiste Banabana* les Serges Beynaud-là ! Moi je suis une star. » Il aurait pu satisfaire le public (car il a quand même reçu la totalité de son cachet) puis régler ensuite les questions de droits de l’image; quand on s’est qu’il a une relation spéciale avec le public Ivoirien.

 Pour s’excuser, il a posté hier sur sa page facebook cette lettre :

« Chers amis de La Côte D’Ivoire, Je tiens à vous Remercier pour votre présence massive hier au Palais De la Culture D’Abidjan.

Mais Dommage que j’ai été contraint d’arrêter Le Concert suite au non-respect du contrat avec Le producteur qui, à mon avis, n’avait aucune intention d’honorer nos accords concernant mes droits d’image. Je vous présente donc mes sincères excuses pour ce désagrément indépendant de ma Bonne volonté et tiens à vous donner plus de précisions au cours d’un Point de Presse que je vais tenir avant de quitter La Côte d’Ivoire. Mais soyez rassurés que je vais revenir pour une autre production dans un futur proche. En attendant, Je Vous Souhaite de Belles et Bonnes Festivités.

Bien à vous, DJ QUADRA Koffi Olomide »

Pendant ce temps, sur les réseaux sociaux, des ivoiriens lui font sa sauce toujours en humour. On a droit à toutes sortes de versions de Ekotité : Ekofoutaise, Ekomalin, Ekodriblé…

Vous en pensez quoi ? on serait ravi de savoir votre Ekopensée 🙂

Banabana* = sans importance, sans valeur

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